Tentations contemporaines

17 03 2010
Belinda Cannone,

Belinda Cannone - La tentation de Pénélope

Aaaaah, la Femme, quel beau mystère, quel miracle de la nature. Que serait l’homme sans cette amusante compagne?

Ce soir sur France Inter l’Humeur vagabonde de Kathleen Evin nous propose, en guise d’introduction, un extrait d’une émission radiodiffusée en 1952. « Connaissance de l’Homme », elle s’appelait, cette émission scientifique. Thème de l’extrait : psychologie féminine. Deux hommes échangent d’un ton docte des questions et affirmations au sujet de la Femme.

La femme est fondamentalement différente. Elle ne rivalise pas avec l’homme. Elle ne peut  créer, inventer, avoir une influence sur le monde. Cette infériorité peut engendrer chez elle de la frustration, que compense sans doute la procréation. Consolation néanmoins maigre, puisqu’un enfant ça se fabrique inconsciemment… Et en plus avec la participation de l’homme.

Et les deux messieurs d’enchaîner sur le caractère parfois extrême de la femme, moins capable de rationalité que l’homme : tantôt mesquine, méchante, elle est aussi capable du don de soi et de la fidélité les plus absolus.

Toute ressemblance avec des discours contemporains serait fortuite.

L’Edito rigolo de Kathleen Evin :

« Quel soulagement, oui, vraiment quel soulagement de savoir enfin que le fait de créer d’autres êtres humains, en bref d’enfanter, peut, et même doit nous consoler de ne pas, hélas, pouvoir créer comme les hommes. Créer dans les sciences par exemple, comme Claude Allègre, ou dans les arts comme Jeff Koons, ou dans la pensée comme Jean Marie Bigard. En 1952, notre radio d’Etat avait, dans cette formidable émission sur la psychologie féminine, déjà répondu à ces questions sans objet que quelques énervées retournent encore aujourd’hui. Pourquoi s’interroger sur l’absence d’égalité puisque, par nature, nous ne vivons pas la même vie… »

« Mais alors, qu’est ce donc que la fameuse « nature féminine » maintenant qu’enfanter est devenu un choix et non plus une nécessité ? Après le féminisme joyeux des années 70, l’époque est à la revendication différentialiste, à l’ affirmation identitaire qui finit par dissoudre l’humour, compliquer le vivre ensemble, et rogner la liberté de l’être. Belinda Cannone, romancière et essayiste, publie chez Stock « la Tentation de Pénélope » un petit ouvrage élégant, drôle, décapant et, ce qui ajoute au plaisir de le lire, fort joliment écrit. Le lecteur, la lectrice, ne sera pas toujours d’accord peut être, mais, au moins, il, elle, sera amené à mettre un peu d’ordre dans ses propres idées. Belinda Cannone est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde. »

L’HUMEUR VAGABONDE

Kathleen EVIN

Publicités

Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :